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Chapter Harley
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"S'il est de notoriété publique et internationale que les Morzine Harley Days sont un Temple pour les amoureux de belles machines, de moments inoubliables d'amitié et de partage pour la communauté, de rencontres inattendues avec les membres de Chapters amis nationaux et de bandes mythiques, d'animations musclées, et de boutiques où l’on perd ses dollars à chaque coin de rue en nous dispersant entre vêtements, cuir, bijoux, et autres accessoires indispensables à nous, bikeuses et bikers, il est moins connu que c'est également le lieu parfait pour un pique-nique ! C'est effectivement par ce grand repas sur l'herbe que commençait notre aventure commune du PDFC pendant ces 3 jours du 11 au 13 juillet 2015. Et là, ne perdons pas une seconde pour remercier Phillippe Guillemain et Eric Barguil, nos chefs d'orchestre, à qui le mérite de toute cette organisation revient, et qui a très largement rempli sa mission pour notre très grande satisfaction. Super charcuterie, tomates bien mures, œufs durs, apéro rafraichissant servi à l'arrosoir et déstressant à gogo, sublime tarte aux pommes, quel succès ! Un véritable pique-nique bien réussi au milieu d'une clairière dont le terrain gondolé et gazonné en a fait frémir quelques-uns(e)s le moment venu de se garer en épis dans les herbes !!! Et quelle image bucolique que cet abreuvoir comme posé là pour la circonstance et nous rafraichir…

Chacun ayant choisi de faire la route jusque dans les Alpes avec un groupe de copains plus intimes, ou bien seuls, ou bien avec le cortège officiel mené par Jean-Jacques Vadaine et Dédé , de main de maitre, nous nous retrouvions tous à Cluses le samedi midi à la sortie d'autoroute pour monter vers Morzine tel un seul homme.

La route qui nous avait amenés au point de ralliement était magnifique pour ceux qui avaient fait le choix du chemin des écoliers à travers champs depuis Paris jusqu’au sud de la Bourgogne. Sous une chaleur de plomb, mais dans une vraie ambiance de road-trip amical, ou rapide par l'autoroute mais fatigante pour les courageux lève-tôt partis le matin même aux aurores, la route se résumait sur les derniers kilomètres au fait d’arriver à l’heure convenue. Après une petite heure de montée, l'arrivée en fanfare à Morzine ne laissait aucun doute du lieu où nous arrivions....Le bruit, les chromes, les drapeaux, les barnums, les affiches géantes, les longues files indiennes de motos serrées pour traverser la ville qui avait vu son nombre d’habitants multiplié par cinq, tout nous ramenait dans ce monde exclusif Harley Davidson. Des couleurs de feux d'artifice, parsemées de paillettes, des tenues dignes de la légende, de la musique à fond les décibels, de la bière qui coule à flot, des blousons aux écussons et patches de provenances si diverses, nous y étions !

Notre hôtel, "Le Petit Dru", magnifique par ses installations et son point de vue, situé sur les hauteurs de la ville nous ouvrait un vrai refuge de bien-être, de douceur, de gastronomie et de repos. Piscine, jacuzzi, terrasse digne d'un golf au pied de la montagne, quel bel endroit ! Merci Phillippe Léandri pour cet excellent choix, quand on sait que les motos parfaitement garées en toute sécurité à l'abri des va-et-vient, nous pouvions en 5 minutes à pied nous retrouver au centre des animations et de la fourmilière. Les bruits, assourdis par la distance, parvenaient jusqu'à nous tout le jour et une grande partie de la nuit. La vue sur le clocher du village ancien typiquement savoyard, le bruit des cloches, contrastaient avec les volutes de fumées lointaines des tentes blanches des grills et les projecteurs de la scène monumentale qui abritaient les concerts où les stars ne manqueraient pas de ravir nos oreilles avides de souvenirs de jeunesse et de bonne musique folk, jazz, country ou encore rock.

La journée passait à faire du shopping pour les uns, des runs improvisés ou non pour les autres, des séances piscine et transat pour d'autres encore, voire même les trois à la fois. Les rouleurs découvraient insatiables, les environs et se lançaient jusqu’Avoriaz et très largement au-delà, dans une boucle folle. On voulait gouter de prêt à la parade interminable qui se préparait à 1800 mètres d’altitude et qui laisserait dévaler de la montagne en fin de journée des centaines de motos. L'avantage, est que malgré notre présence en groupe, chacun puisait son inspiration pour ses activités où il le voulait ! Moto-épingles à cheveux ou piscine-épingles à cheveux…

Ainsi nous nous laissions glisser tranquillement jusqu’au lundi. La très grande majorité d’entre nous s’étaient inscrits pour le run alpin organisé par Philippe et Brigitte Guillemain. Là encore un grand bravo et un grand merci ! Deux cent cinquante magnifiques kilomètres nous faisaient passer par des petites routes sinueuses, des cols, et une partie de la Suisse. Nous finissions par rejoindre les bords du lac Léman. La météo étant de la partie, le bleu de l’eau, turquoise, les  somptueuses demeures aux abords, tout contribuait à profiter de ce grand bol d’air. Les passages sinueux entre deux vallées que nous rejoignions, contrastant avec l’ambiance des villes, nous permettaient de parfaire notre conduite montagnarde et de regagner la pause repas dans une auberge située à la croisée des chemins, en pleine montagne. L’accueil très agréable, les plats impeccables, la bonne ambiance de franche rigolade où nous apprenions à mieux nous connaitre en partageant quelques propos grivois, nous permettaient de nous remplumer pour repartir finir notre run au pied du cirque de « Sixt fer à cheval ». Les routes parfois parsemées d’épaisses couches de gravillons, nous surfions par endroit. Mais rien n’aurait pu gâcher notre plaisir. C’est fier du chemin parcouru que nous prenions un verre au pied de ce paysage grandiose, nous reposant avant la dernière ligne droite (ou plutôt courbe…).

Une fois rentrés de notre beau périple, la tête remplie d'images, la soirée passa comme les autres, tous ensembles à table, avant que le groupe ne décide soit d’aller écouter LE concert du séjour où Toto se produisait, soit de simplement continuer à vider son compte en banque ou de partager un dernier verre avant le feu d’artifice de clôture qui mettait le 14 juillet et cette magnifique manifestation à l’honneur.

Ces 3 jours passaient comme l’éclair, et nous repartions le jour de la fête nationale, par groupes, vers les différentes destinations qui appelaient chacun d’entre nous. Quelques soient nos objectifs, il est à parier que chacun aurait tout le temps sur la route de se remémorer ce temps fort de biker, espérant que deux ans passeraient aussi vite que les piles de tee-shirts que tous les visiteurs s’arrachaient deux jours plus tôt… Florence Joachin»