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Chapter Harley
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 "Pour un baptême, c’était une belle première, très réussie ! Merci à Manuel et Françoise Ribeiro pour ce beau run agréable et reposant en terre Amiénoise. Un run n’est jamais simple à mettre en œuvre et cette initiative de notre ami photographe fut appréciée de tous.

La route entre la concession Passion Road 95 et la capitale Picarde se déroulait sous un temps légèrement couvert et frais en ce gai samedi 20 juin 2015, veille de l’été. Rien d’inquiétant. Cela se maintiendrait tout au long de la journée car la Picardie regorge de bonnes surprises et sait se tenir…

Les routes de campagnes, douces et à peine sinueuses, entrelacées entre champs et petits villages défilaient tranquillement jusqu’à notre pause café. Les éoliennes, comme à leur habitude nous surveillaient de haut, se confondant avec le gris du ciel et marquant un joli contraste avec le vert et le jaune des pâturages. Les paysages agricoles à perte de vue reposaient le regard.

Mais loin de nous prélasser à nos guidons, nous devions nous assurer d’arriver à temps pour l’embarquement à bord des barques à cornets, bien spécifiques de ce lieu unique au monde qui allait nous accueillir : « Les Hortillonnages ».

Nous nous garions en épis devant le site bien balisé à l’entrée d’Amiens. Après être passés par la case guichet en rang deux par deux, nous regagnions les bords des marais où nous attendaient les pilotes de ces petits bateaux à fond plat et propulsés à l’électricité. Le fond plat permet de passer partout dans les canaux où l’on a souvent pied, les cornets d’accoster en respectant les berges et le moteur électrique n’est ni bruyant, ni pollueur… Cela allait nous changer…  Adieu stage 1, 2 ou 3, pots d’échappement surdimensionnés et estampillés d’aigles ou de logos suggestifs…Là, tout est calme, tranquille et silencieux. En tous cas, jusqu’au moment  où un groupe de bikers bien décidés à s’amuser arrive en bloc et envahit 4 bateaux pour le plaisir de leurs conducteurs peu habitués à rencontrer ce genre d’oiseaux fort différents des petits ou grands échassiers qui fréquentent ces lieux en activité depuis le Moyen-âge. A l’époque gallo-romaine, cette zone de la ville n’était encore qu'un ensemble de marais et d'îlots de la Somme en amont de la ville. On y cultivait cependant quelques légumes. Puis avec le temps la zone fut activement exploitée par l’Homme. On passa de 1500 hectares au XVe à 300 hectares en 1973. Le doux laminage de l’urbanisation et du progrès technique… De fait ce petit joyau naturel est désormais protégé par une équipe de passionnés. Et cela fait clairement partie des rencontres intéressantes entre deux groupes passionnés. Même amour de leur microcosme, souci du détail et sens de l’humour.  Les Hortillons quant à eux, habitants et exploitants maraichers des lieux pendant des siècles (47 en 1762) ne sont plus présents. Les parcelles maraichères ont cédé la place aux jardins d’agréments pour citadins. Cette ballade sur l’eau, nous laissant portés au gré des canaux minuscules nous propulsait dans un monde de poupées. Mini jardins, mini cabanons, décors kitchs ou totalement abandonnés à la nature, ces lieux imposent le silence et le respect…Comme à chaque fois que notre PDFC croise des lieux emprunts d’Histoire, on entend le silence... jamais pour longtemps car nous ne connaissons pas la mélancolie et nos membres ont une vraie joie de vivre et aiment partager les bonnes blagues !

Mais rire creuse…et l’heure du repas n’étant pas totalement arrivée à la sortie de cette jolie visite, nous faisions une ballade apéritive à pied dans les rues de la ville. Le vieil Amiens est magnifique. Ville traversée par un fleuve, on y trouve la même ambiance réconfortante des villes fluviales. La cathédrale est une merveille. Puis le temps vint d’enfourcher nos superbes et de regagner le restaurant. Manuel a fait un coup de maitre : le restaurant nous propulsait tout à coup de la campagne Picarde aux pistes de Nascar américaines (National Association for Stock Car Auto Racing). Un vrai bon Burger Bar. Les plats du « Little Big Jack » n’a rien à voir avec les produits du clown à nez rouge et combinaison jaune. Accueil plus que sympathique, viande de grande qualité, frites dignes de la madeleine de Proust, tout pousse à venir et revenir dans cet établissement. Le décor est digne des bistrots américains ! Le patron et son équipe, trop contents d’avoir des « cousins » à la maison en profita pour faire poser notre PDFC pour la photo souvenir. Cela devait sonner l’heure du retour et nous projeter une fois de plus dans notre quotidien bien français. Le trajet, plus rapide, donnait à sourire de satisfaction à l’idée qu’en une journée nous avions fait le grand écart entre le Moyen-âge Picard et le contemporain Américain. Bravo Manuel !" Florence Joachin