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"Le Château de Courances caché tel un joyau au fin fond de l'Essonne porte son nom de l'eau courante qui le ceint. Les 14 sources naturelles que le devers du terrain porte vers 17 bassins rendent cet endroit d'un vert si tendre qu'il en heurterait le regard. Mais avant de vous en dire plus sur ce magnifique endroit, revenons sur ce run qui nous porta Jean-Jacques et nous autres, tel un guide accompagné de ses 12 disciples vers cet endroit si privilégié.

En ce matin du dimanche 27 avril 2014, à 08:30 devant la concession, accueillis par de fines gouttes de pluie, nous étions 10 de moins que le total de participants inscrits, et bien que le nombre restant aurait pu faire reculer les plus superstitieux d'entre nous, ceci n'entama pas notre motivation. Notre organisateur et notre responsable sécurité campés dans leurs bottes et abrités sous un sublime parapluie noir corbeau, donnaient le coup d'envoi et le ton sur lequel passerait notre journée. Rires, éclats de voix et debrief sécurité au taquet comme d'habitude (sous fiche plastifiée, cherchez l'erreur...chat échaudé...), nous enfourchions nos machines pour entamer une route glissante mais non pas moins magnifique qui après la forêt de Saint Germain et le triangle de Rocquencourt, finissait par nous emporter vers la vallée de Chevreuse pour rejoindre une Essonne beaucoup plus bucolique. Petites routes, sous-bois, traversées de villages de pierres, nous étions heureux de pouvoir faire une pause au café des Sports de Cernay la Ville pour prendre une boisson bien méritée. La pluie donnait un reflet bien particulier aux éléments et il faut savoir aussi regarder la vie sous un angle différent. Il pleuvait, certes, mais quel bonheur que cette odeur de nature exacerbée par la fraicheur du matin et quel plaisir que celui de s'engouffrer au chaud pour partager nos premières impressions !

Puis la route reprit et nous nous arrêtions pour un repas italien à Dourdan, à côté des arcades, chez un pizzaïolo charmant qui n'hésitait pas à réorganiser sa salle pour placer les 13 énergumènes improbables qui venaient de s'engouffrer chez lui pour faire bombance au pied levé...Effectivement, après deux heures de pluie, certes entrecoupées de quelques rayons lumineux, nos sandwichs paraissaient bien moins attrayants...malgré les quelques bières disséminées dans quelques sacoches...l'un n'empêchant pas l'autre d'ailleurs !

Nous reprîmes le chemin à tel point que la fameuse phrase "c'est encore loin l'Amérique" entendue quelques heures plus tôt entre le bruit des échappements commençait à prendre son sens...Mais Courances, bien plus proche que l'Amérique, nous apparut tout à coup. Majestueux château, trônant tel Moulinsart au milieu d'un parc de 75 hectares et accueillant 13 silhouettes décalées...qui firent leur plus bel effet auprès de la jeune guide qui ne s'en laissa pas pour autant conter...Malgré les tentatives de déstabilisation, elle tenait bon contre vents et marées, nous narrant l'histoire de ce lieu chargé d'un mélange d'anecdotes et de solennité après cinq siècles d'existence... L'escalier extérieur monumental rivalisait de superbe avec le billard monstrueux du salon. De la Renaissance à nos jours, on y croisait le souvenir du Grand Nicolaÿ, de Samuel de Haber, de Jean-Louis de Ganay, de l'Amiral Montgomery, et même de Colbert, des nazis, des Américains, des révolutionnaires, de feu Monsieur le Marquis, chacun propriétaire, visiteur ou lié de prêt ou de loin à ce lieu magistral. Les pièces aux décorations ancestrales, chargées de meubles rutilants et encaustiqués, de tentures, de tapis, d'animaux naturalisés, de livres anciens, de portraits peints ou photographiés, restaient émaillées de ces articles contemporains qui accompagnent la vie de ces concitoyens, toujours habitants du domaine. Nous répondions au quizz avec brio, nos amuseurs s'en donnaient à cœur joie, et nous finissions notre visite en passant par la Chapelle, faire une dernière prière au dieu de la pluie et du vent qui sembla nous écouter puisque le soleil qui brillait enfin depuis le début de l'après-midi nous accompagna jusqu'à notre retour ou presque...Après une route beaucoup moins charmante que celle du matin, embouteillée par les retours des vacanciers et des promeneurs du dimanche, un grain très soutenu fut la conclusion de cette journée à l'arrivée sur Baillet, avec ce sentiment étrange de rouler sous la douche mais d'avoir devant soi un soleil tellement brillant à l'horizon, que le double écran fumé du casque n'était pas de trop...La lumière était magique, tout comme l'avait été auparavant celle des lustres d'or dont les flammèches balbutiaient pendant notre visite, laissant à penser que Monsieur le Marquis, avait encore son mot à dire...